Gestion de l’amélioration de la valeur opérationnelle : définition et explication

Publié le : 24 mai 20225 mins de lecture

La gestion de l’amélioration de la valeur opérationnelle est un module essentiel d’un système de contrôle orienté valeur. Dans le contexte de la gestion d’entreprise orientée vers la valeur et de sa mise en œuvre dans le contrôle de gestion orienté vers la valeur, l’évaluation de l’entreprise est le centre d’intérêt. La valeur de l’entreprise doit être utilisée comme base supplémentaire pour la prise de décision, d’autant plus si ses caractéristiques déterminantes sont affectées par le problème :

Caractéristiques de la gestion de l’amélioration de la valeur opérationnelle

– Référence future (par exemple, les rendements qui ne peuvent être réalisés que dans le futur, comme l’expansion régionale du réseau de vente ou l’établissement d’une nouvelle unité commerciale) ;

– Multi-périodicité (par analogie avec la référence au futur, les effets des mesures ne peuvent être atteints qu’à moyen et long terme) ;

– Prise en compte de la valeur temporelle de l’argent (c’est-à-dire l’inflation et les coûts d’opportunité, le temps et les valeurs du marché dépassant les coûts d’acquisition et de production) ;

– Orientation vers le paiement (par exemple, lorsqu’il existe une divergence entre les effets comptables et les effets de paiement des mesures, telles que les mesures d’investissement) ;

– Prise en compte des risques (par exemple, les différents risques des différentes transactions) ;

– Prise en compte des besoins de financement pour la croissance future (par exemple, pour mettre en place des mesures de rationalisation dans le système de gestion des stocks ou des extensions de capacité).

Les mesures à prendre en compte

Chaque entreprise doit donc se demander dans quelle mesure sa gestion axée sur les valeurs est capable de répondre à ces exigences méthodologiques de soutien à la gestion. Ces caractéristiques sont déjà implicites dans la méthodologie d’évaluation du concept de valeur actionnariale. Si la voie choisie est celle des ratios liés à la valeur de l’entreprise sur une seule période, tels que l’EVATM, le CVA, le CFROI (mesures de performance axées sur la valeur de l’entreprise), les critères de référence future, de multi-périodisme et, dans certains cas, la prise en compte des besoins de financement pour la croissance future peuvent au mieux être saisis en comparant les ratios annuels dans le temps.

Cependant, il n’y a pas d’agrégation via l’actualisation des rendements des différentes périodes à une quantité uniforme telle que la valeur d’entreprise. La gestion de l’accroissement de la valeur opérationnelle présente donc un certain nombre de champs d’application qui permettent précisément de combler cette lacune, que les instruments de contrôle à court terme, axés sur le profit, ouvrent :

– Des mesures de performance orientées vers la valeur de l’entreprise pour compléter les mesures de performance « traditionnelles » orientées vers le profit afin de pouvoir contrôler et évaluer les unités décentralisées de l’entreprise ;

– Développement de systèmes de chiffres clés axés sur la valeur de l’entreprise afin de pouvoir décomposer le chiffre cible très agrégé de la « valeur de l’entreprise » étape par étape en facteurs et leviers de valeur ou de pouvoir montrer l’influence de paramètres individuels sur la valeur de l’entreprise ;

– Compléter les comptes de résultat « traditionnels » basés sur les bénéfices par des comptes de résultat à long terme basés sur les flux de trésorerie ;

– Extension de l’analyse du seuil de rentabilité axée sur les bénéfices et basée sur la période à une analyse du seuil de rentabilité axée sur la valeur de l’entreprise et basée sur plusieurs périodes ;

– Contrôle des apports de valeur planifiés au moyen d’un contrôle et d’une analyse des écarts axés sur la valeur de l’entreprise, afin de détecter à temps les écarts par rapport aux objectifs et de pouvoir prendre des contre-mesures ;

– Représentations des incertitudes et des risques qui sous-tendent les analyses de la valeur actionnariale à long terme ;

– Intégration d’éléments fondés sur la valeur dans la comptabilité « traditionnelle » des coûts et des activités (par exemple, les taux de coût du capital ajustés en fonction du risque) et dans la comptabilité financière et d’investissement (par exemple, les taux de rendement à risque ou la prise en compte des options réelles dans les décisions d’investissement).

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